Tenant du titre, le FC Séville s'est qualifié pour la finale de la Coupe de l'UEFA en battant l'Osasuna Pampelune (2-0) en demie retour. Il y retrouvera l'Espanyol Barcelone qui a confirmé sa victoire de l' aller chez le Werder Brême (2-1). A Glasgow, le 16 mai, la finale sera donc 100% espagnole.
FC SEVILLE (ESP) - OSASUNA (ESP): 2-0
Buts: Fabiano (37e) et Renato (52e). Match aller: 1-0 pour Osasuna
Ils étaient favoris et ils ont répondu présent au défi: se qualifier pour la seconde fois d'affilée, en finale de la Coupe de l'UEFA. Le dernier club à réaliser cette performance fut le Real Madrid de Klaus Allofs, Hugo Sanchez et Jorge Valdano en 1985 et 1986. Désormais, les Sévillans voient sans doute comme un bon présage le fait que le club merengue ait remporté ses deux finales. Au terme d'un match aller décevant, les hommes de Juande Ramos avaient sans doute le sentiment d'être passés à côté d'un des climax de leur saison. Il n'en fut rien ce jeudi soir.
Après un premier quart d'heure assez terne, le dauphin du Barça au classement de la Liga accélère progressivement la vitesse de son jeu. C'est Luis Fabiano qui se met une première fois en évidence mais il ne peut rien sur la sortie de Ricardo (19e). Du côté des Basques, on joue le contre comme d'habitude et on se montre dangereux par l'intermédiaire de Juanfran (8e, 21e). Mais Séville reprend le dessus et Kanoute, très mobile à la pointe de l'attaque, est tout près de marquer à la demi-heure de jeu. Son compère Luis Fabiano finit par ouvrir le score à la conclusion d'un exploit individuel (1-0, 37e) avant que Kanoute, encore lui, ne rate une balle de break, semble-t-il, facile (42e).
Les choses se précisent en seconde période pour Séville. Renato oriente très justement le jeu et fait admirer sa technique tout autant que sa frappe de balle (46e) alors que Daniel Alves, brouillon en début de rencontre, devient tout feu tout flamme en gênant considérablement Corrales et Nekounam. Comme un symbole, les deux hommes du match sont à l'origine et à la finition du second but. Renato double la mise sur une belle offrande de Daniel Alves (2-0, 54e). Cependant, Webo donne des sueurs froides à Palop, tout heureux de voir la tête du Camerounais heurter le montant droit de sa cage (57e).
Le plus dur semble alors fait pour les Andalous qui n'ont plus qu'à contenir les maigres assauts de leurs adversaires. Seuls Valdo (62e) et Delporte (77e) se créent des opportunités mais, à chaque fois, ils échouent. Les espaces se libèrent alors pour les coéquipiers de Julien Escudé qui se montrent à plusieurs reprises menaçants: les très remuants Duda (73e, 81e, 85) et Daniel Alves (89e, 90+1, 90+4) manquent de mettre à l'abri leur équipe d'un but à l'extérieur d'Osasuna, les privant de finale. Au coup de sifflet, le stade Ramon Sanchez-Pizjuan peut exploser de joie et féliciter ses joueurs, auteurs d'une prestation digne de leur rang. Le 17 mai prochain, le FC Séville verra se dresser sur sa route une autre équipe ibérique l'Espanyol de Barcelone. Une équipe à sa portée pour la conquête historique d'un deuxième titre consécutif en UEFA.
WERDER BREME (ALL) - ESPANYOL BARCELONE (ESP): 1-2
Buts: Almeida (4e) pour le Werder - Corominas (50e) et Lacruz (60e) pour l'Espanyol. Match aller: 3-0 pour l'Espanyol
L'Espanyol de Barcelone disputera donc la 36e finale de l'histoire de la Coupe UEFA après être sorti doublement victorieux de sa demi-finale face aux Allemands du Werder Brême. Net vainqueur du match aller 3-0, il y avait peu ou presque pas de suspense au coup d'envoi de la rencontre. Mais le Werder en avait décidé autrement. Les joueurs allemands entament la rencontre à cent à l'heure. Dans un Wersterstadion plein comme un oeuf, les retardataires n'ont pas le temps de prendre place que le tableau d'affichage affiche déjà le score de 1-0 pour les locaux. Dès la 4e minute, Diego contre un ballon mal relancé par un défenseur adverse et sert Hugo Almeida en profondeur. L'attaquant Portugais devance la sortie du portier de l'Espanyol, et ouvre la marque d'un lob astucieux. C'est de la folie dans le stade !
Ce but galvanise les onze joueurs allemands, Klose en tête. Ce dernier à tout juste le temps de s'illustrer de la plus vilaine des manières. Averti dès la 2e minute pour un coup de coude sur Jarque, Klose prend un deuxième jaune, synonyme de rouge pour un plongeon à l'approche de la surface de l'Espanyol. Conscient de son erreur, il se relève aussitôt, mais c'est trop tard. L'arbitre Français, Bertrand Layec, l'exclut. Cette sanction ne décourage pas le Werder. Diego et Almeida multiplient les offensives, bien aidés, il est vrai, par une défense de l'Espanyol pataude. La première période des visiteurs est un vrai calvaire et ce n'est qu'avec un but de retard qu'ils rentrent aux vestiaires. Ils peuvent remercier Klose, car à force égale, l'histoire aurait été différente.
Tout change en seconde période. L'Espanyol Barcelone affiche un autre visage. Plus offensif, l'équipe d'Albert Riera va égaliser dès là 50e minute. Ce dernier déborde côté gauche et centre fort au point de penalty. Tellement fort que Reinke ne fait que repousser le ballon dans les pieds de Corominas, qui n'a plus qu'à conclure. A 1-1, le Werder doit encore marquer quatre fois pour renverser la vapeur. Abattus par ce but gag, les Allemands sont définitivement K.O lorsqu'à la 60e minute Lacruz double la mise de la tête, sur un corner tiré de la gauche.